Le Tour du Monde de Thomas

Seul et en stop, de septembre 2006 à septembre 2007

28 août 2006

(Portugal) Kms parcourus : 200 ; Argent dépensé : 6 Eur

Au programme de la journée, Porto. Lomig me propose de conduire et je prends la direction des opérations, au volant de la vieille Volvo qui affiche plus de 300000 kms au compteur. Ca fait combien de tour du monde cela ? Après une première impression mitigée - Porto est très étendue et nous galérons à trouver le centre - la ville se révèle superbe, peu touristique et populaire. Nous passons la journée à visiter et à flâner en ville. L'ambiance est très agréable, des enfants jouent dans le fleuve Douro. José Antoine, pêcheur dans le port, vient discuter avec nous. Nous découvrons rapidement un être passionnant, véritable puits de science. Polyglotte (portuguais, espagnol, allemand, français, anglais, yiddish, russe), il possède un doctorat en histoire des religions au Moyen Age et a fait ses études aux Etats Unis, GB et Israël. C'est en même temps un bout-en-train fini, et entre deux blagues salaces et un verre de Superbock - la bière portuguaise - nous discutons de la dictature fasciste de Salazare, de la révolution des oeillets (25 Avril 1974), des problèmes économiques du Portugual, de foot. José Antoine - appelez moi James nous dit-il - est un communiste éclairé. Il possède sa carte au parti mais ne souhaite nullement son accession au pouvoir. Ce serait selon lui de nouveau une dictature. Il veut seulement un parti communiste fort au Portugual, comme contre poids à la politique libérale actuelle et à la mondialisation. Très indépendant, il se bat contre les privilèges des fonctionnaires et poursuit son idéal de justice, en pensant par lui même et en s'émancipant de toute idéologie. Après un Porto délicieux mais excessivement cher (produit intra muros !), José Antoine nous emmène dans un restaurant typique où nous dégustons de la bacalham (morue) - plat national portuguais qui peut soi-disant se déguster de 365 façons différentes - accompagné de pommes de terre, d'oignons et d'un rosé qui finit par taper très fort ! Nous quittons notre ami portuguais un peu tristes et éméchés. Nous reprenons la voiture et plantons la tente de nuit, sur une plage déserte qui me fait beaucoup penser aux Landes.

Posté par thomasdivier à 17:38 - 02. 09/2006 Espagne, Portugal - Commentaires [0] - Permalien [#]

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